mercredi 21 mai 2008

Welcolme to the hotel California

Voilà petits lecteurs, le récit de mes aventures en Californie. Alors quelques petites précisions. Etant donné que pendant cette semaine, nous avions 2 photographes au taquet avec nous, il y avait un total de plus de 2000 photos... Beaucoup trop dur de tout trier et ca aurait été beaucoup trop long de mettre une sélection directement sur les articles. Donc avec Lisa, nous avons fait des albums pour chaque jour. Je vais donc vous mettre les liens pour chaque album, il y a quelques petits commentaires pour certaines photos. Vous n'aurez qu'à cliquer sur la petite photo, et ca vous dirigera sur le bon album. Après, comme il y avait 2000 photos au départ, il y en a beaucoup aussi au total sur les albums. Pour info, le triage et la mise en ligne des albums nous a pris quelque chose comme 5h. Juste pour que vous ayez une petite idée.

1er jour :


Notre avion décollait à 6h, donc on est parti de la maison à 3h... autant vous dire qu'on avait de tous petits yeux!! Mais bon, le voyage s'est bien passé, même si le premier avion avait un peu de retard et qu'on a eu peur de rater le suivant mais aussi que nos bagages ne suivent pas. Surtout qu'à l'aéroport de LA, ils ont fait durer le suspens... Nos valises sont arrivées dans la 2ème fournée, après que le tapis se soit arrêté pendant 5bonnes minutes. Juste le temps nécessaire pour que tu psychotes et que tu commences à envisager la solution dévalisage de H&M pour pouvoir t'habiller les 3 prochains jours. Mais tout est bien qui finit bien, nos 4 sacs (plus ou moins pleins, 3 filles et un mec, je vous laisse imaginer qui avait le sac le plus lourd....) sont gentiment arrivés et nous voilà partis dans un périple pour rejoindre l'auberge. On attaque sérieusement dès le départ, sans plan des transports en commun ni de LA, ni de Hollywood, nous prenons le métro. Facile, on ne s'est même pas perdu!
Arrivés à l'auberge, nous avons droit à un petit tour de notre "maison" pour les 3 prochains jours (là la bibliothèque, là la salle commune.... une bibliothèque me direz-vous? Mais pourquoi donc? ahah.... si vous saviez.... mais je n'en dirai pas plus). Donc, après avoir posé nos sacs, petite pause geekage pour dire à Papa-Maman, chéri, meilleur ami... que nous sommes arrivés entiers, et c'est parti pour notre première découverte de la Californie.
On a passé l'après-midi à se balader le long de Hollywood Boulevard (celui avec toutes les étoiles sur le trottoir) puis de Sunset Boulevard. Je dois avouer que j'ai été un peu surprise par la disposition des étoiles. Dans ma tête, les personnes importantes avaient des places importantes, ou bien leur étoile était signalée ou quelque chose. Mais non. Limite tu piétines le nom de Marylin sans t'en rendre compte, quant à Jimmy Hendrix, il aurait besoin d'un bon nettoyage. A part les Beatles bien en évidence, tu as intéret à faire attention où tu marches si tu veux voir le nom de ta star préférée. Donc le truc c'est d'avoir les yeux rivés sur le sol en permanence. Le risque, c'est de se prendre un poteau ou de foncer dans tous les gens que tu croises. Il faut choisir!
Sur Sunset Boulevard, tout n'est pas luxueux. Le début est plutôt sale et cheap. Le côté star-glamour des magasins et bâtiments n'apparait qu'après un petit temps de marche. D'ailleurs pour Hollywood Boulevard, c'est un peu la même chose. Pourtant, c'est là que les stars foulent le tapis rouge lors des Oscars... Assez déconcertant quand on voit comment c'est autour.
Bref, voilà pour les premières impressions sur Hollywood. Après un petit arrêt obligatoire au le H&M de Sunset Boulevard (oui, on avait récupéré nos bagages, mais Lisa, Elo et moi, avons décidé de nous lancer dans la sociologie et de faire une étude comparative des H&M dans le monde entier. Et par la même occasion de collectionner des articles de chacun des H&M visités pour apporter des preuves à notre travail....), nous sommes rentrés à l'auberge. Pour le soir, il y avait une soirée prévue dans la salle commune, donc on y est allé avec Lisa et puis Lisa est rentrée se coucher et la folle vie nocturne de Choupi en Californie a commencé. Mais bon, seuls certains privilégiés auront droit au récit de cet aspect-là de ma semaine. Juste, je le dis une fois, je n'étais jamais couchée avant 4h du mat (voir plus tard, ou plus tôt, tout dépend du point de vue), mais j'étais toujours levée vers les 9h-9h30 (bon parce que les autres me réveillaient aussi). Je vous laisse donc imaginer mon état de fatigue à la fin de la semaine.
Mais revenons à nos moutons. Nous voilà déjà prêts à attaquer notre 2ème journée...


2ème jour :


Pour notre 2ème journée, nous avons choisi de partir nous amuser, de retourner un peu en enfance mais aussi d'avoir peur (enfin ca c'était pas prévu...). Bref, oui, nous sommes allés au parc Universal Studios. Gigantesque, on a vu certains décors de films, on a fait toutes les attractions qu'on voulait, on a serré la main de Bob, de Shrek, des Simpsons.... Bref c'était énorme. Je ne m'attarderai que sur une seule anecdote, la maison des horreurs.... Du haut de nos 21-22-23ans, on se dit "même pas peur, on va faire the Horror House". Alors que tu t'attends à monter dans un petit train, tu découvres que tu dois marcher... Bon ok, ca commence à faire un peu peur. Il fait sombre (un couillon ti divine, ils vont pas mettre du soleil, des fleurs et des bonbons, sinon ca s'appellerait le monde des Bisounours). En fait, le concept, c'est que tu passes à travers 7 films d'horreur différents. Bon j'ai oublié la plupart, j'étais trop occupée à essayer d'éviter la crise cardiaque. Je me souviens de la Momie, de massacre à la tronconneuse, de Psychose et du Loup-Garou. Ils sont très forts à Universal Studios... Plutôt que de mettre des robots pour faire les monstres, ils ont mis des vrais messieurs. Parce qu'un robot, ca aurait été sympa, c'est programmé pour te bondir dessus, te faire sursauter et puis ca te laisse tranquille. Donc tu peux l'esquiver puisque tu marches. Mais des vrais messieurs, ca t'entend crier, donc ca prend un malin plaisir à te torturer un peu plus. Lisa, maligne, a utilisé Philou comme bouclier. Elo et moi, moins malignes, on se tenait la main et on s'est contenté d'utiliser Philou comme l'éclaireur. J'ai vu le moment où je me roulais en boule par terre jusqu'à ce que m'on sorte de là sur un brancard. Mais j'ai essayé de me raisonner, et j'ai juste hurlé à mort. La technique a marché jusqu'à Psychose, où le type qui sortait de la douche avec son couteau m'a fait courir comme une dératée. Et puis il a fallu traverser Massacre à la tronconneuse et les faux (encore que je me suis pas appesantie pour vérifier) corps dans les sacs plastiques. Et puis le Loup-Garou.... là j'ai failli me mettre à pleurer. L'acteur a du nous entendre crier en francais et s'est mis à nous parler francais. Et puis il a décidé de pas nous laisser tranquille avec Elo. On était plaqué contre le mur, limite paralysées, avec cette main velue qui se dirigeait vers nous. On a finalement réussi à bouger jusqu'au décor suivant mais ce cher Loup-Garou a décidé de nous y suivre. Pour être honnête, le dernier décor je ne me souviens plus ce que c'était. J'ai vu la lumière du jour au bout (va vers la lumière!!) et j'ai couru. Enfin à l'air libre, j'ai du m'asseoir pour me calmer et Lisa, Elo et moi, il nous a bien fallu 15minutes pour que notre rythme cardiaque revienne à la normale.
Bon je sais que raconté comme ca, ca a l'air ridicule notre réaction, mais je vous jure, vous n'y étiez pas!! Ca valait le coup, mais plus jamais, mais vraiment plus jamais, je ne remets les pieds dans ce truc.
Bon vous vous imaginez bien qu'après toutes ces émotions, on était bien fatigués, et on est rentré à l'auberge (et j'ai pas dormi, toutes facons, j'aurais fait des cauchemars sinon). Et nous voilà à l'aube du 3ème jour.

3ème jour :

Hollywood sign, Santa Monica, night club


Au réveil du jeudi matin, surprise, je n'ai plus de voix. Bon vu mes hurlements dans la maison des horreurs, mon manque énorme de sommeil et les clopes, ca ne m'étonne qu'à moitié. Qu'importe, nous voilà partis, les autres, moi et ma voix d'australopithèque, à l'assaut du Hollywood sign, symbole du Star system, de la Californie et représentant tellement d'autres choses dans nos têtes (un jour, je serai actrice!). On marche on marche on marche, suivant le plan dessiné par les gentilles serveuses du petit café breakfast où on s'était arrêté pour que je doppe mon organisme à la caféine (dingue comme d'une manière générale, les californiens sont gentils, serviables, prêts à t'aider, à t'indiquer ton chemin, même si tu ne demandes pas mais qu'ils te voient perdus!). Donc on grimpe au travers de maisons très classes. On dirait la campagne, on dirait le Sud (le temps dure longteeeeeemps, ah non pardon), contraste avec la géante mégalopole LA que l'on apercoit derrière un nuage de brume et de pollution. Enfin, on arrive au plus près du signe. Je pense qu'on est allé aussi près qu'on pouvait, on ne peut pas aller le toucher ou quoi. Là, craquage totale. Mitraillage de photos toutes plus loufoques les unes que les autres. On joue les mannequins H&M, on médite, on fait des sauts, on prend des poses, on papote, on bronze.... Bref, un régal. Après près de 2 bonnes heures passées là haut, nous entamons la redescente. Puis on se sépare. Les 3 autres partent à Santa Monica bronzer et se baigner, je me dirige vers les studios de la NBC assister à l'enregistrement du Jay Leno Show. Ca peut paraitre bizarre comme choix, mais j'avais vraiment envie de voir comment c'était un plateau TV américain, comment un enregistrement se passait, surtout à la NBC... l'appel du star system en gros. J'ai été un peu décue. Tout est surjoué, le public est à fond, ca crie, ca se pame quand Jay Leno vient demander si tout le monde va bien avant que l'enregistrement ne commence (limite, les gens se tuent pour pouvoir aller serrer la main de Jay et avoir une photo avec lui). Bref, c'est américain quoi. Et puis un chauffeur de salle est venu et a demandé à des gens du public de venir faire des petits numéros sur scène pour gagner un stylo ou un t-shirt. Puis on nous prévient, l'enregistrement va commencer, il faut rire aux blagues de Jay, il faut se lever et se mettre sur le devant de la scène quand Jay rentre sur le plateau.... Tout est calculé, minuté, préparé. Jay lit sur des panneaux qu'on lui montre hors-champ de la caméra. Les invités aussi, c'est bizarre. Mais bon, ca valait le coup de voir comment c'était quand même. Et puis ca permet de réaliser que les stars qu'on voit dans son petit écran, elles sont vraies. Que c'est des êtres humains, que l'actrice de la série the office elle a l'air aussi mal à l'aise que toi quand elle est debout sans rien à faire et qu'elle sait pas quoi faire de ses bras non plus. Bref, ca humanise les stars...
Retour à l'hôtel pour retrouver les 3 autres et apprendre que le limo tour est annulé (je vous raconte même pas la déception, 3 mois que j'attendais ca, depuis le jour où Chris m'a conseillé d'aller à cette auberge et de faire ce tour des bars de la ville, dans une limo, avec champagne gratuit). Du coup, on s'est rabattu sur une boite à côté de l'auberge, où on est rentré à l'oeil. Et puis nuit mouvementée pour tout le monde et dodo.

4ème (et dernier) jour :

Réveil la tête dans le cul pour tout le monde, bouclage de valises, et départ pour le tour de Bel-Air et Beverly Hills avec ses maisons géantes de milliardaires. Quartier pépère, quartier riche, avec voitures de riches, portails de riches qui protègent les habitants des regards indiscrets et curieux de la pauvre petite population que nous sommes, avides d'apercevoir un bout de stars. Une maison qui m'a marquée, celle d'Aaron Spelling avec ses 100 et quelques pièces et sa fontaine privée et sa dizaine de voitures. On se demande bien à quoi ca sert d'avoir autant de pièces, peut-être la famille s'amuse à en changer tous les 3 jours.
Ah aussi, pour les petits lecteurs à l'esprit tordu, j'ai vu les différentes maisons du type de Playboy (j'arrive jamais à retenir son nom) et puis aussi, j'ai vu la Mansion House, celle qui abrite les playmates. Et même ce monsieur, il a son propre zoo privé. Comme quoi, le porno ca paye!
Puis balade sur Rodeo Drive, rue commercante pour riches, magasins aux prix inabordables. On a eu la chance de pouvoir rentrer dans une bijouterie avec coupe de champagne offerte à l'entrée. Loin d'être snobés par un des vendeurs, on nous laisse essayer les bijoux et on discute avec nous. Surprenant.
Et puis on repart vers Santa Monica et de là, Venice Beach. Décue par Venice Beach, c'est tout crade et cheap et vide. Seule bonne surprise, la découverte du skinny vanilla latte de chez "Coffee bean and tea leaf company". Un délice, Starbucks a du souci à se faire.
Et puis retour à l'auberge pour récupérer nos valises et direction la station de bus. On jette un dernier regard à LA (on n'a pas vaiment eu l'occasion de découvrir LA à proprement parler mais je ne pense pas qu'on ait raté grand chose parce que le downtown est très sombre et sale et pas très rassurant) et je profite de ce voyage pour rattraper un peu mon sommeil parce que dans le bus, faire la fête, c'est un peu compliqué. 7h plus tard, je réouvre les yeux à San Francisco.

RDV au post suivant. Si vous en êtes arrivés là déjà c'est que vous venez de passer un bon moment à lire, moi je vais faire une petite pause dans mon écriture, parce qu'il est 6h du mat. Je suis encore très jet-lagged depuis que je suis rentrée, et je passe mes nuits réveillée. Mais là je m'en vais faire une petite sieste.

lundi 21 avril 2008

Go Habs Go


Le Hockey est une institution ici, et je n'y ai pas encore fait référence.
Pour vous faire comprendre l'empleur du phénomène, à Montréal, les Canadiens (nom de l'équipe) sont une fierté territoriale qui réunit les montréalais, leur confère un sentiment d'identitié, chaque victoire aide à surmonter la déprime hivernale.... En gros, le hockey, c'est l'équivalent du foot en France, et au niveau de l'ampleur, je dirais que c'est l'équivalent de la Coupe du Monde sauf que c'est tous les ans.

Les matchs se jouent à guichet fermé au centre Bell, et le prix du billet, bah jvous raconte même pas. Pas accessible pour un budget étudiant en tout cas, et puis de toutes facons, sitot mis en vente, les billets disparaissent au bout de quelques heures. Faut être connaisseur dès le départ!!
En ce moment, c'est les play offs séries. Une lutte acharnée entre congrations de l'est et de l'ouest. 7 matchs entre la meilleure et la moins bonne équipe, le premier à remporter 4 matchs gagne le tour et accède au suivant.
Un peu différent du foot, beaucoup plus de matchs à aller voir dans les bars de Montréal entre potes, une ambiance du tonnerre. Le Hockey à Montréal c'est énorme.

Les matchs, de la folie furieuse. J'ai pas ocmpris les règles, je crois qu'il n'y en n'a pas vraiment (enfin si, mais bon). Le hockey c'est le jeu par excellence qui te permet de te battre. Et vas-y que je te plaque contre la rembarde, que je te coince, que je te fais tomber... La seule règle que je connaisse, si tu te sers de ta crosse pour frapper un joueur, tu as une pénalité et tu pars en "prison". Sinon, bagarre à volonté, la lutte est ouverte!! Tu ferais n'importe quoi pour faire rentrer la "rondelle" comme disent les québecois dans les filets. Et tu demandes comment le gardien arrive quelques fois à stopper ce petit palet riquiqui de rien du tout avec la tenue qu'il a sur le dos.

Enfin bref, ce soir, motivée à bosser, j'avais décidé de pas aller voir le match, décisif pourtant, au centre. Mais en gros, dès qu'il y avait un but, je le devinais très facilement grâce aux cris des gens dehors.... Donc pour la 3ème période (3 tiers temps au hockey), j'ai lâché l'affaire, et je suis allée chez voisin voir la fin. Bière, clope et hockey, je suis à la mode montréalaise.... Et j'adore ca!!

Au passage, Montréal a écrasé Boston, 5 à 0, dont 2 buts en dernière période et le dernier dans les 30 dernières secondes, devant un public du centre Bell en folie. Montréal dehors a des airs de la France en 2006 quand on a battu le Portugal en demi finale. On (oui, on, les Habs c'est mon équipe maintenant!) part en demi finales de l'Association Est, 7 matchs à venir, tous les 2 jours, ca veut dire que une fois que mes finals seront finis, je pourrai regarder tout ca tranquillou.

A faire, acheter un t-shirt des Habs, et trouver la motivation de finir d'étudier les comportements motivés...

samedi 19 avril 2008

God, it is good to be in Montreal right now...

... pour le temps...


Ahah, vous rigoliez bien au mois de février, quand les températures toulousaines avaient des allures printanières. D'accord, c'est pas non plus super froid en ce moment, mais à Montréal, on a plus chaud!! C'est l'été. Petites jupes, débardeurs et chaussures ouvertes sont ressorties du placard. Assez marrant le contraste soleil/chaleur et tas de neige qui n'ont pas encore fini de fondre. Le bonheur de se poser au parc Lafontaine pour étudier. Les terrasses de café bondées, les lunettes de soleil, les envies de salade et de fruits frais.... Ca sent les vacances (et par conséquent rend les révisions difficiles....)

....Pour des raisons grévistes.

Je viens de voir qu'il y avait des grèves lycéennes en France (oui je suis un peu hors actualité francaise ici, surtout depuis que je n'ai plus cours et par conséquent n'ai plus ma lecture quotidienne de Métro pour accompagner mon heure de trajet pour aller à Loyola). Je clique sur le lien du Monde. Un extrait audio se lance automatiquement. Heureusement, j'aurais pu rater cette perle... Ca m'aurait mise hors de moi en France, ca me fait mourir de rire ici. Oui je sais, cette grève c'est contre la suppression des postes d'enseignants, et c'est une bonne raison. Mais quand j'entends que ben c'est les vacances à Paris et que donc ben le mouvement va temporairement s'arrêter pendant 2 semaines comme de par hasard, pour reprendre de plus belle par la suite, comme de par hasard une fois de plus. Le mieux je crois c'est le

"Et Paris ce sera reposé, parce que c'est quand même Paris qui est dans le mouvement depuis le plus longtemps et là oui, on voyait très bien dans les manifestations, les gens étaient fatigués, certains étaient exténués donc là ca fait du bien les vacances, 2 semaines, et ensuite on repartira encore plus fort à partir de la rentrée"


Mais bande de c****** si vous y croyiez à vos bonnes raisons, si vraiment vous voulez faire quelque chose, rendez légitime votre mouvement et assumez-le jusqu'au bout. La grève va-t-elle devenir un métier professionnel avec 35heures et congés payés?? Voilà, ca ne me donne pas du tout mais alors pas du tout envie de rentrer en France. L'esprit francais n'aura donc pas changé en 7 mois... Critiquez autant que vous voulez ce petit commentaire, faites l'éloge du droit de grève et de la démocratie, mais la revendication de vacances pour cause de surménage gréviste, nan, là ca me fait rire tellement c'est pathétique.

Le gars qui bosse dans son usine aussi il est crevé, et l'interne en médecine qui enchaine les gardes de 48h aussi.
Et moi aussi je suis fatiguée, à coup de nuits de 3h sur le canapé toute habillée parce que jme suis endormie avant d'avoir eu le temps d'atteindre mon lit.

J'ai droit à 2 semaines de vacances moi aussi pour raison de fatigue pré-finals et de non vacances depuis février??

mardi 15 avril 2008

Travels travels....

Parce que je vais devenir une pro de l'avion, que je pense même à me faire faire une super méga carte qui me permettrait de devenir une VIP d'une compagnie pour voyager à moitié prix à travers le monde, entre hier et aujourd'hui, j'ai pris 2 billets d'avion

1) Départ le 6 mai de Montréal à 6h du mat, arrivée à LA (Los Angeles pour ceux qui suivent pas) 10h20 heure locale (-9h par rapport à la France) avec une escale à Chicago.
2) Après 3-4 jours à LA/Hollywood (pas encore défini), bus (oui, on peut pas toujours prendre l'avion non plus) pour rejoindre San Francisco.
3) Départ de San Francisco le 13 mai à 23h45, arrivée à Montréal le 14mai à 9h du mat.

Voilà pour la future aventure californienne, avec Boubou, Elo et Philou. Attention, on débarque à LA, et on est prêt(e)s à se blondifier-poufiassiser pour les filles et à se bodybuilder pour Philou.

10 jours pour se reposer de ce voyage, et cette fois, c'est pas moi qui prend l'avion mais je repars à l'aéroport de Montréal pour récupérer ma Sab, le 24 mai. 2 semaines de délire en perspective, il me tarde!!

Miss redécolle le 7 juin. Ca me laisse 2 jours pour faire mes valises et dire au revoir aux gens qui seront encore à Montréal.

Et le 9 juin à 20h, je quitte Montréal. Arrivée à Toulouse le 10 juin, à 14h40. Voilà ca y est, l'aventure touche à sa fin. Un peu moins de 2 mois à profiter, dont 15 jours qui vont être assez intenses au niveau bossage.

Donc bon en gros, je vous dis à bientôt sur le blog pour le récit de ma vie et puis ben à partir de 10 juin, j'espère revoir tout le monde le plus vite possible.

mercredi 9 avril 2008

And the word of the day is....

Dans un grand élan de procrastination.... J'ai souvent employé ce mot dans mes débuts d'article ou sur gmail, MSN, ou au téléphone.... Mais de quoi ca s'agit??
Patience patience, à la fin de votre lecture, vous connaîtrez enfin le sens de ce mot magique...

...La Procrastinatiooooooooooooon (à prononcer avec le ton de Gad Elmaleh quand il dit la possessivitéééé, inside joke de collocs, n'est pas Gadelmalette qui le veut!)

Procrastination, n.f., du verbe procrastiner, je procrastine, tu procrastines, il procrastine, enfin verbe du 1er groupe classique quoi.
Dans sa version anglaise, procrastination (ouais pas dur) et to procrastinate, I procrastinated, I have procrastinated. (Et non procrastarise comme l'aurait dit Pierre au début)

Inconnu du public francais, mais tellement populaire par ici en Amérique du Nord (ainsi que down under, l'Australie si vous préférez), c'est le mot préféré des étudiants. Ils en ont même fait un article dans le Métro (ouais le même truc qu'en France, mais en version québecoise, enfin bon on n'est pas là pour parler des journaux gratuits)...
Voici la définition que vous attendiez tous:

Procrastiner : du latin procrastinare, remettre au lendemain, à plus tard quelque chose que l'on doit faire, généralement par manque de motivation ou par paresse.

La plupart du temps, c'est par manque de motivation. Le génie de ce mot, c'est que quand on te demande ce que tu fais et que tu réponds que tu procrastines, ben ca donne l'impression que tu es en train de faire quelque chose de super capital, parce qu'avouons-le, ce mot en jette. C'est beaucoup plus la classe de dire "Je procrastine" que "Bah j'fous rien". De là sa magie. On peut aussi voir la procrastination comme un moyen d'utiliser efficacement son temps, a savoir qu'à force de procrastiner, tu as un coup de rush, et que quand tu ne peux plus repousser, ben tu es bien forcé de t'y mettre, et en général, sous le coup de la pression tu réussis quelque chose de pas mal.

Mais comment donc peut-on procrastiner me direz-vous?

En général, le meilleur moyen de procrastination reste l'ordinateur, surtout si celui-ci est connecté à Internet (ce qui est au Canada possible à peu près partout, chez toi, au café, à la fac....). D'abord sur ton ordi, tu peux jouer au solitaire, ou regarder tes photos, ou relire de vieilles conversations pour vérifier une fois de plus que tu avais raison depuis le départ, alors que tu étais sensé te lancer dans la retranscription de ton cours de 367. Ensuite via internet, parmi les sites très très propices à la procrastination, youtube où tu te retrouves à naviguer de vidéos en vidéos pendant 1h et bien sur, THE site number 1, Facebook.

Arrêtons nous quelques minutes sur ce phénomène.

Facebook est devenu un nom courant, mon meilleur ami si on compte le nombre d'emails qu'il m'envoie. Facebook se décline aussi en verbe (tu fais quoi? Je facebook) et en adjectif (J'ai updaté mon profil facebookien). Véritable mine d'or pour les procrastinateurs, tu peux passer des heures dessus, et te transformer en espionne facebookienne, histoire de traquer certaines personnes (généralement des mecs très mimi), même créer des faux profils pour voir les networks différents des tiens. Tu finis par connaître la vie de gens que tu ne connais pas. Tel un soap opéra géant, un Feu de l'amour virtuel, tu te surprends à vouloir savoir ce qui va se passer ensuite dans le vie de ces parfaits inconnus, dont tu as fini par atterrir sur le profil par pur hasard, ou plutôt par pur élan de procrastination (Ooooh, t'as vu, unetelle, que je ne connais ni de X ni de Y s'est faite larguer par son mec, la pauvre....).
Ensuite, sur Facebook, quand tu as fini de checker les profils que tu voulais (et par la même occasion ceux de leurs amis parce que maintenant t'es accro à leur vie), tu as une tonne d'applications qui ne servent à rien si ce n'est procrastiner. du style "Which american accent do you have", "Which Disney Princess are you?", "What are you done for in life?"... Le genre de trucs capitaux à ta vie quoi.
Là où Facebook et la procrastination deviennent très drôle, c'est quand il y a une contagion procrastinatrice qui s'étend parmi tes amis. Ainsi donc, un dimanche soir, j'ai procrastiné en coeur avec 3 potes à coup de messages inbox avec eux. 3h plus tard, et quelques 20 messages échangés, je me suis mise au boulot ( et n'ai pas dormi de la nuit, c'est le mauvais côté de la procrastination, ca décale tes rythmes de sommeil....)

Ne vous méprenez pas, Facebook a quelques côtés très utiles. Pour s'échanger les photos et y réagir, pour s'écrire un petit mot sur le wall, pour créer des events et inviter plein de monde sans avoir à faire des tas d'email, pour se souvenir des anniversaires ... La vie sans Facebook ici, est donc une vie d'antisocial.... Tu ne peux pas survivre sans ca.


Bon pour conclure cet article, déjà bien long (et pour arrêter ma procrastination), quelques autres petits moyens pour procrastiner

Dans les transports en commun :
"mmmmh, voyons, soit je lis mon textbook soit je fais les potins et le Sudoku de Métro.... Métrooooo!!"

Un dimanche après-midi classique :
"Faut qu'on bosse Boubou!
_Ouais je sais, mais attends, ya le ménage à faire d'abord!" (Et oui des fois, la procrastination s'avère utile, selon le degré de maniaquerie des collocs, et se transforme en ménage)

En rentrant de cours à 13h:
"Bon allez je regarde The bold and the Beautiful et je m'y mets"
(NB : The bold and the beautiful = Amour Gloire et Beauté, je kiffe cette série. Sérieux, d'abord, ils couchent tous avec tous, la mère avec le mari de sa fille, la fille avec le mec de sa mère. Ensuite, ils restent célibataires moins de 3secondes, en retournant avec l'ex qui du coup largue sa moitié du moment, pour retourner avec lui 3 épisodes plus tard. Aussi, ils tombent amoureux aussi vite qu'ils détombent amoureux, à savoir le temps d'aller se chercher un verre d'eau au frigo. Ils partent en Australie comme ca du jour au lendemain. Et en tout, il n'y a que 2 grosses familles impliquées, si c'est pas magique ca.... Ah oui j'oubliais, les personnages masculins ont tous un prénom à la sonorité similaire (histoire de se mélanger un peu plus et que si tu cries le mauvais nom pendant une nuit agitée, ca passe), Rick, Ridge, Eric.... Beaucoup d'originalité de la part des créateurs....)

Enfin voilà, sur ce, je pense que l'exemple de la procrastination est bien illustré. Allez-y utilisez-le, ca sera le prochain phénomène de mode en France!

mardi 8 avril 2008

J'ai testé pour vous...

... Me balader en t shirt, sans manteau, sans écharpe et sans gant avec une température extérieure de 8°C environ. Je pensais pas que c'était possible, mais au soleil, il faisait très chaud.
Fou comme le corps s'adapte aux températures... A 8°C à Toulouse, j'aurais mis mon gros manteau qui m'a aidé à tenir l'hiver à Montréal avec du -28°C.
Mais à Montréal, 8°C , et un grand soleil, après un hiver très très enneigé, c'est synonyme de printemps, voire d'été....
Et ca fait du bien au moral en cette période de révision intensive de partiels... Bientôt, je vais pouvoir bosser aux terrasses de Starbucks!!

jeudi 3 avril 2008

Random conversation in Café dépot

2 guys sitting next to me....

"In a relationship the first 2 months are great. Then she's getting enough of you and she starts screwing you around. Usually I end my relationship after 2 months.
The longest I stayed with a girl was 2years and a half. At the end I thought my brain was going to explode. We couldn't stand each other any more.
_ Yeah but you liked her if you stayed that long with her? (naive guy apparently still having hopes about long lasting relationship)
_ Oh yeah I loved her. But you know she's just another human being."

Ok, hey you know what? You're just another jerk being....